Ce site vous est proposé par le 
Publié le 16/01/2026
Il était 20h53 hier soir quand les navigatrices de The Famous Project CIC se sont remis la tête à l'endroit. A cet instant précis, les systèmes de navigation du bord ont affiché une latitude de 0°, signe du passage sur la ligne de l'équateur et du retour du bateau et de son équipage dans l'hémisphère nord ! Ce franchissement, au 48e jour de mer, marque le début de l'ultime étape de leur circumnavigation. Devant les étraves du maxi trimaran désormais, les derniers 3 000 milles de cet incroyable périple ; une pleine semaine de navigation, tortueuse à souhait, entre négociation de l'anticyclone des Açores et dépressions d'Atlantique Nord. « On est super contentes, de notre temps depuis le Horn, et parce que cet hémisphère nord signifie le retour vers la maison ! » lâchait tout sourire à cet instant Alexia Barrier.
Voilà donc Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) lancées dans leur dernier sprint. Il pourrait leur permettre de voir Ouessant puis Brest jeudi 22 ou vendredi 23 janvier prochain. Les filles peuvent d'ici là légitimement se féliciter d'une navigation rapide et efficace en Atlantique Sud. Passées sous le cap Horn en milieu d'après- midi le 6 janvier dernier, elles n'auront mis que 9 jours, 5 heures et 38 minutes pour rallier l'équateur, soit l'une des toutes meilleures performances de tous les temps sur ce trajet. Ainsi qu'on a pu le constater depuis leur départ de Brest, les huit navigatrices du très international équipage aux commandes d'IDEC SPORT n'ont cessé de progresser dans la maitrise du maxi multicoque. Elles ont su s'adapter aux inéluctables avaries qui, du capricieux hook de grand voile à leur foil tribord délaminé, sont venues altérer leur progression. Positionnée très à l'ouest, au plus près des rivages du Brésil, leur trajectoire devrait leur permettre de traverser en un minimum de temps le Pot-au-Noir si malfaisant à l'aller. Débutera alors un long bord de reaching, travers au vent d'est/nord-est généré par un anticyclone des Açores qui, pour l'heure, porte bien son nom. De son décalage vers le sud dépend la fluidité et l'efficacité de leur route vers le golfe de Gascogne, la France, Ouessant et le port de Brest. La terre.