Benoît Duployer : « Le BMX, le meilleur apprentissage du vélo ! »

Alors que débute la Coupe du monde 2026, le patron des Équipes de France de BMX Racing décrit les objectifs ambitieux des Tricolores. Et encourage les parents à mettre leurs enfants dès que possible sur un BMX, la meilleure machine d’apprentissage du vélo !

PA_FOG avec AM

Publié hier

Benoît Duployer, Head Coach de l'Équipe de France de BMX Racing : "le BMX, c'est l'étape qui suit l'apprentissage du deux-roues avec la draisienne" (cprght Patrick Pichon - FFC).
Plus petit qu'un vélo normal, plus maniable, le BMX est pour Benoît Duployer la machine idéale d'apprentissage du vélo (cprght Kaptur Photographies).
Pas de pratique du BMX sans équipement approprié : casque, gants et genouillères sont un minimum, coudières et protège-tibias sont recommandés également (cprght Kaptur Photographie).
Le départ est l'un des moments du BMX les plus appréciés des enfants. Chacun s'élance sur la piste à son rythme, tranquillement ou pour gagner, chacun son plaisir en liberté (cprght Kaptur Photographie).
Avant le BMX, la draisienne ! Certains clubs cyclistes proposent des activités "draisienne racing" sur leur piste aux tout petits ! (cprght Patrick Pichon - FFC)
Un tout petit peut enfourcher une draisienne peu de temps après avoir appris à marche. Toujours parfaitement équipé, évidemment ! (cprght Patrick Pichon - FFC)
  • 1ère Partie : « Los Angeles, ça commence dès maintenant ! » 
  • 2e Partie : « Le BMX, le meilleur apprentissage du vélo ! »

 

Vous dîtes que le BMX est la meilleures des disciplines pour commencer le vélo. Expliquez-nous !

Benoît Duployer : C’est un point de vue peut-être un peu subjectif que pourront me contester mes collègues (rire), mais c’est ma conviction ! Le fait que le vélo soit petit permet d'acquérir assez facilement de l’habileté motrice, des automatismes. En vélo, on parle de propulsion, on parle d'équilibre, on parle de freinage, on parle de conduite. Si on se retrouve avec un vélo qui est disproportionné, forcément, l’acquisition est plus difficile. Au football, on commence avec des petites ballons, pareil au rugby ou au basket. Et la taille des ballons grandit avec les enfants. Eh bien, à vélo, c’est pareil ! Il faut proportionner la taille de la machine à la taille de l’enfant, l’adapter à la morphologie de son jeune utilisateur – surtout quand il le découvre ! Le deuxième aspect, c'est le côté très ludique BMX. Quand un gamin arrive sur une piste de BMX, il s’amuse tout de suite : il y a une butte de départ qui donne de la vitesse toute seule, il y a des bosses, ça tourne, c'est fun ! On porte un casque, on a des gants, on a un look, des copains avec qui on se frotte, on adhère assez facilement !

Un peu manga dans l'équipement, dans l'ambiance, dans le jeu !

Benoît Duployer : Oui, complétement. Quand des gamins arrivent sur une piste de BMX, il n'y a pas besoin de leur demander de faire un tour de repérage : ils se lancent tout de suite ! Et le fait de pratiquer, avant même qu’on ait donné des consignes, des règles, permet au corps d’enregistrer, de prendre des repères – et il les prend d'autant mieux qu'il a une machine adaptée à sa taille. Ça donne un bagage technique extrêmement intéressant, ça développe des qualités physiques qui sont très transversales. C'est quelque chose d’assez essentiel. Quand on regarde un peu dans d'autres disciplines du cyclisme les origines des sportifs et des sportives de très grands talents, on en retrouve pas mal qui ont commencé avec le BMX. La pratique du BMX leur a donné de l’habileté, la capacité à accepter le contact, à s'engager. Oui, je le dis : pour moi, le BMX est la meilleure école du vélo y compris pour, après, passer à une autre discipline. Cette transversalité est un principe que l’on défend à la Fédération. Nous le défendons et nous travaillons pour être capables de proposer des passerelles, des programmes d'accès, à toutes les disciplines entre elles.

…et tout commence souvent avec la draisienne !

Benoît Duployer : La draisienne, c’est en effet le premier des deux-roues, celui par qui tout commence. Un enfant peut faire de la draisienne peu de temps après qu’il sait marcher. Ensuite, on ajoute un pédalier et des freins, et c’est le BMX ! D’ailleurs, de plus en plus de clubs de BMX proposent une initiation à la draisienne.

On le rappelle parce que c’est essentiel : on ne fait pas de BMX sans l’équipement qui va avec !

Benoît Duployer : Casque, gants, genouillères, coudières, voire protège-tibias, on se protège en effet. On va aussi rappeler une chose : le BMX n'est pas un vélo adapté à un usage routier. Il faut être clair avec ça. Déjà, généralement, les BMX, n'ont pas de lumière, ni même de catadioptres – ce qui est essentiel sur un vélo. De plus, bien souvent, la selle est un peu basse et il n’y a qu’un frein. Donc, le BMX, c’est pour les espaces fermés. Les chutes ? Il y en a, mais elles sont mineures et cela fait partie de la discipline. De toute façon, c'est inhérent à l'apprentissage. Donc, on se protège comme il faut !

Dernière question, si une petite fille, un petit garçon, a envie de faire de la compétition, de se frotter un petit peu aux autres, il peut commencer à quel âge?

Benoît Duployer : L'essentiel, c'est de s'amuser, de se faire plaisir, d'apprendre les bases. Et puis après, vers 10-12 ans, celui ou celle qui est bien motivé peut s’engager en compétition. Mais, surtout, il faut prendre son temps. Il faut écouter et faire confiance aux éducateurs diplômés qui sont en fonction dans nos clubs pour progresser, s’amuser avec ses copains et ses copines. Le vélo, le BMX, c’est d’abord un amusement !

FIN de la 2ème Partie.

Trouvez un club de vélo de la Fédération Française de Cyclisme près de chez vous !

…lisez aussi, 1ère Partie : « Los Angeles, ça commence dès maintenant ! »

Benoît Duployer en bref

  • Benoît Duployer
  • Né le 09 octobre 1980 à Nantes (Loire-Atlantique)
  • Professeur d’Éducation Physique 
  • Head Coach de l'Équipe de France de BMX Racing à la FFC